Cher amour,
Soleil de ma vie m'éblouissant, cachant chaque jour la dure vérité, ceci est mon histoire mais aussi la tienne, car tu fais partie de moi.
Elle commence le vingt huit septembre mille neuf cent quatre vingt seize dans cette cour d'école primaire, là où nous avions que six ans. Moi, Nicolas Dubois, souffrais de mon physique longiligne et de mes origines irakiennes.
T'en souviens-tu ?
J'étais là, recroquevillé sur moi-même, craignant à tout moment les insultes insupportables "des autres", tombant sur mon c½ur comme un plomb sur une vitre. Personne ne m'appréciait, mais personne non plus n'avait cherché à me connaître...sauf toi. Je m'en souviens comme si c'était hier. Tu es venue sous le porche bétonné où j'étais réfugié et m'as murmuré derrière tes jolies boucles châtain :
-« Pourquoi tu pleures ? »
D'accord...j'avoue...je l'ai mal pris, et, comme foudroyé, je t'ai envoyé paître ! Je m'en excuse. La ravissante petite fille que tu étais est revenue à moi. Elle m'a tiré hors de ma cachette et m'a fais prendre confiance en moi. Elle m'a fait découvrir son monde, l'amour, et aussi cette "chose" qui a détruit ma vie : la jalousie. Mais c'est quoi l'amour à six ans ? Et bien, c'est regarder, écouter, regarder...C'est aussi devenir sot à ne savoir plus que prononcer "oui" ou "non" en la présence de l'être aimé. De jour en jour j'affirmais que j'existais "aux autres", grâce à toi mon amour.
Au collège mon physique n'était plus un fardeau mais un avantage que m'enviaient tous les garçons de notre classe, et même du bâtiment. Je mesurais déjà un mètre soixante quinze et ne pesais que soixante trois kilos. Tu t'amusais à dire que c'était encore quand j'étais habillé et tout mouillé. C'est dingue. Après s'être "attaqué" à moi "les autres" s'en prenaient à toi. Trouvant toujours de nouvelles remarques désobligeantes à faire sur tes problèmes de peau. Mais je n'allais pas les laisser insulter l'ange qui m'avait sortit de l'enfer. Je m'interposai, quelle catastrophe...A cinq contre moi ! Tu ne savais plus quoi faire à part appeler l'infirmerie. Mais j'eus ma revanche ! Je pris des cours de boxe française et eus un grand plaisir à les ridiculiser ; les cinq ; un an plus tard. J'étais fier et toi aussi, d'avoir un copain capable de faire fermer leur clapet aux cinq caïds du collège.
Et ça par contre tu ne t'en souviens pas.
Le plaisir indéfinissable que je ressentis quand tes lèvres si douces, touchant pour la première fois les miennes dans un baiser de remerciement. Aujourd'hui j'ai vingt trois ans et je m'en souviens toujours. Rien que d'y repenser, des frissons parcourent tout mon corps, les mêmes qu'il y a dix sept ans.
C'est en quatrième que notre étrange rituel commença. Tu n'étais pas croyante et les églises t'effrayaient, quant à moi j'acceptai de te suivre dans ce cimetière parce que j'aurais fait n'importe quoi pour être avec toi sans "les autres". Je n'ai jamais su pourquoi et toi non plus, les tombes t'attiraient autant. On passait des heures à lire les noms gravés sur les stèles de pierre, jusqu'à ce qu'un jour on lu celui de ma mère. Elle n'était pas réellement "ma" mère, mais elle m'avait élevé comme si ce fut le cas. Toi tu connaissais la triste histoire de mon passé : la mort de ma famille dans cette guerre et mon adoption par cette femme et cet homme qui m'apprirent comment vivre et parler en français. Moi je voulais l'oublier. Notre rituel prit fin. J'étais triste pour "ma" mère mais aussi pour le fait qu'on ne serait plus ensemble sans "les autres" à présent.
Les années passèrent et avec elles grandissait mon amour. Je compris enfin l'expression : ''n'avoir d'yeux que pour quelqu'un''. Je ne voyais que toi et ne vivais que pour toi.
Mais ça tu ne le savais pas.
C'est en aimant cet homme que tu me fis connaître cette autre ''chose'' : la jalousie. Je voulais ignorer ce détail, l'oublier même, mais c'était impossible...Tu étais si heureuse de me parler de lui, et je ne voulais que ton bonheur.
Les affres de la "chose" commençaient à me dévorer.
Ce fut le jour de mes dix neuf ans où, partout dans les rues on parlait d'une première secousse sismique dans notre région. Mais j'étais trop concentré sur le but que je m'étais fixé : t'avouer mes sentiments. Les annonces et préventions criant dans les radios et les télévisions, ne semblaient pas m'atteindre. Je couru à toi. Tu étais là, resplendissante. Plus belle que jamais, assise sur ce banc de la place Sainte Catherine.
T'en souviens tu ? Je me mis à tes genoux et ce fut quand j'allais enfin te dire mes pensées que la terre semblai se déchirer. Dans un bruit insupportable tout se mit à trembler. Tu te leva terrorisée et voulu courir à moi pour ne pas me perdre. Mais les vibrations étaient trop fortes. La si belle cathédrale qui jonchait sur la place se renversa, suivit des maisons et ''des autres''...même moi je tombai. Ce fut le noir pendent un moment. Quand je m'éveillai, ce ne fut pas toi mais ''les autres'' qui étaient penchés sur mon corps. « Fracture du tibia gauche » disaient-ils, ou encore « évanouissement partiel ». Ce miracle, cette découverte pour les géologues et les scientifiques, avait fait la déception d'un homme amoureux comme je l'étais. Ce cataclysme avait réussit à nous séparer, nous, qui pensait que cela était impossible. Je ne savais pas qu'on pouvait pleurer des nuits durant pour une personne et que ''la chose'' pouvait grandir en moi.
Quand j'appris que l'on pouvait mener des recherches pour retrouver des personnes perdu de vue je n'avais pas assez d'argent pour engager des détectives, et je préférais mourir que de quémander aux ''autres''. Je me débrouillai donc. Comme je vivais à travers toi, j'entendais tes paroles.
-« Tu es un artiste Nicolas, un véritable musicien de talent ! Tu devrais monter un groupe. »
Et c'est encore grâce à toi que je devins célèbre...
Mais ça tu l'ignorais.
Leurs recherches durèrent des mois : en vain...Et ce fut le hasard qui voulut bien nous réunir. Hasard, destin, qui sépare et réunit pour toujours ?...qui sait ? Ce fut lors d'un concert dans la ville Américaine de Memphis, que me prit l'envie soudaine de me promener. Et là, au détour d'une rue je t'aperçus. Je voulu courir et crier au monde mon amour pour toi. Or quelque chose me retenais, la peur. Et si, ou je n'ose pas y penser, et si tu n'éprouvais pour moi aucun amour ? Les quelques lambeaux de chair qui me servent de c½ur et ma vie s'envolerai avec mon dernier espoir. Je ne pu prononcer un mot et décidai de te suivre discrètement. En me renseignant petit à petit, je reconstitua le temps qui nous avait été volé. Volé était bien le mot ! Par un jeune et ridicule pompier, qui n'était même pas qualifier !...le pleutre...Un apprenti. Pour sauver mon âme ? Quelle honte ! ! J'avais découvert que tu avais essayé de me revoir. Savoir ce que j'étais devenu. Oh mon tendre amour, tu tenais donc à moi...mais pas comme je tenais à toi. Encore, je voulais savoir plus de choses ! Où étais-tu ? Qu'étais-tu devenu ? Je voulais tout savoir, tout...
...sauf ça...
Un an plus tard je te retrouvais. Ce fut une erreur.
Tu allais te marier.
Tu avais arrêté tes recherches, faute de ne rien avoir trouver sur moi. Tu ne me voyais pas, tu ne m'entendais pas ? Moi, Nicolas Dubois, célèbre chanteur et guitariste ! On parlait de moi partout et tu ne m'avais pas remarqué ! ! Tous ces efforts pour rien ! Tu avais préféré épouser un pompier en formation pour t'avoir sois disant ''sauvé''. Et moi, qui allai me sauver de la « chose » qui me prenait la gorge à ne plus ne pouvoir dire que « A L'AIDE, quelqu'un pourrait-il me sauver de ce terrible destin ? ! Pourquoi moi ? ! » Qu'avais-je donc fais pour mériter cela ? Et toi, mon c½ur, mon âme s½ur, QUE DIS-JE ? ! Ma seule raison de vivre m'avais-tu donc oublié ? Je n'étais plus que le misérable et maigrichon guitariste d'un groupe de hard rock pour toi ? Mais qu'aurais-je du faire pour que tu me remarque comme tu l'avais fais pour cette ordure que tu allais épouser !
Et ça, ça tu ne le savais pas, tu ne me l'avais même pas appris ! La haine, la rage, la tristesse, la folie qui avait grandit en moi à cause de cette chose que tu avais faite naître ! Elle m'avait rendu fou, fou de cette ''chose'', fou de toi, fou de rage, dingue de toi !
ET CA TU L'IGNORAIS !
Avais-je vécu avec un espoir qui aurait été en faîte un mensonge ? « Amour obsessionnel », disent ''les autres'', mais qu'est ce que c'est ? Tu ne me l'as pas appris, tu me l'as caché !
Tu ne savais pas que j'aurais tout donné pour t'entendre me dire « je t'aime », et que j'aurais vendu mon âme au diable pour pouvoir t'embrasser comme LUI le faisait ! Je voulais que tu sache, je voulais que ''les autres'' me laissent aller te dire et te crier mon « amour obsessionnel ». Mais personne, au non[/c], personne ne me retiendrait, même pas eux ! Je m'enfuis. Je courais vers toi, un plomb à la place du c½ur. « Qu'il le dise ou se taise à jamais » cela faisait trop longtemps que je m'étais tut ! Il fallait que tu saches que je t'aimais, je t'aimais à en mourir, à te tuer pour te garder ! Tu m'as ignoré, je t'ai mentis et on a fais semblant de faire croire à l'autre qu'il ne comptait pas !
Tu as entendu ma déclaration comme tous ''les autres'' qui étaient dans l'église. Cette ordure t'a épousée dans un lieu que tu haïs, quel enflure ! Après cela ''les autres'' sont venus me chercher pour m'enfermer dans cette boîte de plastique comme un animal ; et c'est d'ici que je t'écris.
Ca tu l'ignores encore...Mais j'ai échappé ''aux autres'' pour faire renaître notre rituel, pour venir de moi-même te lire ma vie qui ne tient qu'en deux pages sales et abîmées, pour te raconter le récit trop longtemps écrit sur mon c½ur...mon c½ur c'est toi, et il s'est arrêté de battre quand la ''chose'' ma dévorée. Elle me tuera bientôt, mon amour, me permettant d'aller te rejoindre, toi qui ne m'avais jamais oublié et toujours aimé...Elle me tuera avant que ''les autres'' arrivent à pénétrer ici...
Notre amour a commencé par un regard, il a vécu dans un mensonge, il s'est clos avec tes supplices et se termine par mes larmes de sang, coulant sur cette stèle où est écrit ton nom...
Parce que : je t'aime, à en mourir, à te tuer pour te garder, et que le seul souvenir de toi sera ces tranchées sur mes poignets ensanglantés...
...la ''chose'' m'a tué...
Soleil de ma vie m'éblouissant, cachant chaque jour la dure vérité, ceci est mon histoire mais aussi la tienne, car tu fais partie de moi.
Elle commence le vingt huit septembre mille neuf cent quatre vingt seize dans cette cour d'école primaire, là où nous avions que six ans. Moi, Nicolas Dubois, souffrais de mon physique longiligne et de mes origines irakiennes.
T'en souviens-tu ?
J'étais là, recroquevillé sur moi-même, craignant à tout moment les insultes insupportables "des autres", tombant sur mon c½ur comme un plomb sur une vitre. Personne ne m'appréciait, mais personne non plus n'avait cherché à me connaître...sauf toi. Je m'en souviens comme si c'était hier. Tu es venue sous le porche bétonné où j'étais réfugié et m'as murmuré derrière tes jolies boucles châtain :
-« Pourquoi tu pleures ? »
D'accord...j'avoue...je l'ai mal pris, et, comme foudroyé, je t'ai envoyé paître ! Je m'en excuse. La ravissante petite fille que tu étais est revenue à moi. Elle m'a tiré hors de ma cachette et m'a fais prendre confiance en moi. Elle m'a fait découvrir son monde, l'amour, et aussi cette "chose" qui a détruit ma vie : la jalousie. Mais c'est quoi l'amour à six ans ? Et bien, c'est regarder, écouter, regarder...C'est aussi devenir sot à ne savoir plus que prononcer "oui" ou "non" en la présence de l'être aimé. De jour en jour j'affirmais que j'existais "aux autres", grâce à toi mon amour.
Au collège mon physique n'était plus un fardeau mais un avantage que m'enviaient tous les garçons de notre classe, et même du bâtiment. Je mesurais déjà un mètre soixante quinze et ne pesais que soixante trois kilos. Tu t'amusais à dire que c'était encore quand j'étais habillé et tout mouillé. C'est dingue. Après s'être "attaqué" à moi "les autres" s'en prenaient à toi. Trouvant toujours de nouvelles remarques désobligeantes à faire sur tes problèmes de peau. Mais je n'allais pas les laisser insulter l'ange qui m'avait sortit de l'enfer. Je m'interposai, quelle catastrophe...A cinq contre moi ! Tu ne savais plus quoi faire à part appeler l'infirmerie. Mais j'eus ma revanche ! Je pris des cours de boxe française et eus un grand plaisir à les ridiculiser ; les cinq ; un an plus tard. J'étais fier et toi aussi, d'avoir un copain capable de faire fermer leur clapet aux cinq caïds du collège.
Et ça par contre tu ne t'en souviens pas.
Le plaisir indéfinissable que je ressentis quand tes lèvres si douces, touchant pour la première fois les miennes dans un baiser de remerciement. Aujourd'hui j'ai vingt trois ans et je m'en souviens toujours. Rien que d'y repenser, des frissons parcourent tout mon corps, les mêmes qu'il y a dix sept ans.
C'est en quatrième que notre étrange rituel commença. Tu n'étais pas croyante et les églises t'effrayaient, quant à moi j'acceptai de te suivre dans ce cimetière parce que j'aurais fait n'importe quoi pour être avec toi sans "les autres". Je n'ai jamais su pourquoi et toi non plus, les tombes t'attiraient autant. On passait des heures à lire les noms gravés sur les stèles de pierre, jusqu'à ce qu'un jour on lu celui de ma mère. Elle n'était pas réellement "ma" mère, mais elle m'avait élevé comme si ce fut le cas. Toi tu connaissais la triste histoire de mon passé : la mort de ma famille dans cette guerre et mon adoption par cette femme et cet homme qui m'apprirent comment vivre et parler en français. Moi je voulais l'oublier. Notre rituel prit fin. J'étais triste pour "ma" mère mais aussi pour le fait qu'on ne serait plus ensemble sans "les autres" à présent.
Les années passèrent et avec elles grandissait mon amour. Je compris enfin l'expression : ''n'avoir d'yeux que pour quelqu'un''. Je ne voyais que toi et ne vivais que pour toi.
Mais ça tu ne le savais pas.
C'est en aimant cet homme que tu me fis connaître cette autre ''chose'' : la jalousie. Je voulais ignorer ce détail, l'oublier même, mais c'était impossible...Tu étais si heureuse de me parler de lui, et je ne voulais que ton bonheur.
Les affres de la "chose" commençaient à me dévorer.
Ce fut le jour de mes dix neuf ans où, partout dans les rues on parlait d'une première secousse sismique dans notre région. Mais j'étais trop concentré sur le but que je m'étais fixé : t'avouer mes sentiments. Les annonces et préventions criant dans les radios et les télévisions, ne semblaient pas m'atteindre. Je couru à toi. Tu étais là, resplendissante. Plus belle que jamais, assise sur ce banc de la place Sainte Catherine.
T'en souviens tu ? Je me mis à tes genoux et ce fut quand j'allais enfin te dire mes pensées que la terre semblai se déchirer. Dans un bruit insupportable tout se mit à trembler. Tu te leva terrorisée et voulu courir à moi pour ne pas me perdre. Mais les vibrations étaient trop fortes. La si belle cathédrale qui jonchait sur la place se renversa, suivit des maisons et ''des autres''...même moi je tombai. Ce fut le noir pendent un moment. Quand je m'éveillai, ce ne fut pas toi mais ''les autres'' qui étaient penchés sur mon corps. « Fracture du tibia gauche » disaient-ils, ou encore « évanouissement partiel ». Ce miracle, cette découverte pour les géologues et les scientifiques, avait fait la déception d'un homme amoureux comme je l'étais. Ce cataclysme avait réussit à nous séparer, nous, qui pensait que cela était impossible. Je ne savais pas qu'on pouvait pleurer des nuits durant pour une personne et que ''la chose'' pouvait grandir en moi.
Quand j'appris que l'on pouvait mener des recherches pour retrouver des personnes perdu de vue je n'avais pas assez d'argent pour engager des détectives, et je préférais mourir que de quémander aux ''autres''. Je me débrouillai donc. Comme je vivais à travers toi, j'entendais tes paroles.
-« Tu es un artiste Nicolas, un véritable musicien de talent ! Tu devrais monter un groupe. »
Et c'est encore grâce à toi que je devins célèbre...
Mais ça tu l'ignorais.
Leurs recherches durèrent des mois : en vain...Et ce fut le hasard qui voulut bien nous réunir. Hasard, destin, qui sépare et réunit pour toujours ?...qui sait ? Ce fut lors d'un concert dans la ville Américaine de Memphis, que me prit l'envie soudaine de me promener. Et là, au détour d'une rue je t'aperçus. Je voulu courir et crier au monde mon amour pour toi. Or quelque chose me retenais, la peur. Et si, ou je n'ose pas y penser, et si tu n'éprouvais pour moi aucun amour ? Les quelques lambeaux de chair qui me servent de c½ur et ma vie s'envolerai avec mon dernier espoir. Je ne pu prononcer un mot et décidai de te suivre discrètement. En me renseignant petit à petit, je reconstitua le temps qui nous avait été volé. Volé était bien le mot ! Par un jeune et ridicule pompier, qui n'était même pas qualifier !...le pleutre...Un apprenti. Pour sauver mon âme ? Quelle honte ! ! J'avais découvert que tu avais essayé de me revoir. Savoir ce que j'étais devenu. Oh mon tendre amour, tu tenais donc à moi...mais pas comme je tenais à toi. Encore, je voulais savoir plus de choses ! Où étais-tu ? Qu'étais-tu devenu ? Je voulais tout savoir, tout...
...sauf ça...
Un an plus tard je te retrouvais. Ce fut une erreur.
Tu allais te marier.
Tu avais arrêté tes recherches, faute de ne rien avoir trouver sur moi. Tu ne me voyais pas, tu ne m'entendais pas ? Moi, Nicolas Dubois, célèbre chanteur et guitariste ! On parlait de moi partout et tu ne m'avais pas remarqué ! ! Tous ces efforts pour rien ! Tu avais préféré épouser un pompier en formation pour t'avoir sois disant ''sauvé''. Et moi, qui allai me sauver de la « chose » qui me prenait la gorge à ne plus ne pouvoir dire que « A L'AIDE, quelqu'un pourrait-il me sauver de ce terrible destin ? ! Pourquoi moi ? ! » Qu'avais-je donc fais pour mériter cela ? Et toi, mon c½ur, mon âme s½ur, QUE DIS-JE ? ! Ma seule raison de vivre m'avais-tu donc oublié ? Je n'étais plus que le misérable et maigrichon guitariste d'un groupe de hard rock pour toi ? Mais qu'aurais-je du faire pour que tu me remarque comme tu l'avais fais pour cette ordure que tu allais épouser !
Et ça, ça tu ne le savais pas, tu ne me l'avais même pas appris ! La haine, la rage, la tristesse, la folie qui avait grandit en moi à cause de cette chose que tu avais faite naître ! Elle m'avait rendu fou, fou de cette ''chose'', fou de toi, fou de rage, dingue de toi !
ET CA TU L'IGNORAIS !
Avais-je vécu avec un espoir qui aurait été en faîte un mensonge ? « Amour obsessionnel », disent ''les autres'', mais qu'est ce que c'est ? Tu ne me l'as pas appris, tu me l'as caché !
Tu ne savais pas que j'aurais tout donné pour t'entendre me dire « je t'aime », et que j'aurais vendu mon âme au diable pour pouvoir t'embrasser comme LUI le faisait ! Je voulais que tu sache, je voulais que ''les autres'' me laissent aller te dire et te crier mon « amour obsessionnel ». Mais personne, au non[/c], personne ne me retiendrait, même pas eux ! Je m'enfuis. Je courais vers toi, un plomb à la place du c½ur. « Qu'il le dise ou se taise à jamais » cela faisait trop longtemps que je m'étais tut ! Il fallait que tu saches que je t'aimais, je t'aimais à en mourir, à te tuer pour te garder ! Tu m'as ignoré, je t'ai mentis et on a fais semblant de faire croire à l'autre qu'il ne comptait pas !
Tu as entendu ma déclaration comme tous ''les autres'' qui étaient dans l'église. Cette ordure t'a épousée dans un lieu que tu haïs, quel enflure ! Après cela ''les autres'' sont venus me chercher pour m'enfermer dans cette boîte de plastique comme un animal ; et c'est d'ici que je t'écris.
Ca tu l'ignores encore...Mais j'ai échappé ''aux autres'' pour faire renaître notre rituel, pour venir de moi-même te lire ma vie qui ne tient qu'en deux pages sales et abîmées, pour te raconter le récit trop longtemps écrit sur mon c½ur...mon c½ur c'est toi, et il s'est arrêté de battre quand la ''chose'' ma dévorée. Elle me tuera bientôt, mon amour, me permettant d'aller te rejoindre, toi qui ne m'avais jamais oublié et toujours aimé...Elle me tuera avant que ''les autres'' arrivent à pénétrer ici...
Notre amour a commencé par un regard, il a vécu dans un mensonge, il s'est clos avec tes supplices et se termine par mes larmes de sang, coulant sur cette stèle où est écrit ton nom...
Parce que : je t'aime, à en mourir, à te tuer pour te garder, et que le seul souvenir de toi sera ces tranchées sur mes poignets ensanglantés...
...la ''chose'' m'a tué...
Kaya


